Vivre tout ce qui est en Vipassana

Dernière mise à jour : 3 janv. 2020

Les feuilles roussissent, les soirées raccourcissent, nous venons à peine de passer l'équinoxe d'automne et selon la sagesse amérindienne, c'est le moment de l'année où lâcher prise et faire le tri. Ranger les robes légères, ressortir les pulls en laine, choisir ce que l'on portera en vue de l'hiver.

Même processus intérieur, jeter les idées dépassées et conserver précieusement les grandes leçons et vibrantes inspirations fait du bien. Aussi je vous invite à découvrir mon bel apprentissage de l'été : les bienfaits de la méditation Vipassana pour le corps et le cœur.


Pourquoi méditer par l'ascète bouddhiste Ayya Khema


Tout d'abord, et afin de répondre à ceux qui se demanderaient pourquoi passer dix jours dans le silence assise sur un coussin alors que tout le monde part à la plage !

Pour tenter de " faire l’expérience de la pureté originelle de notre esprit. (...) d'un moment de félicité extraordinaire, un moment porteur d’une forme de bonheur introuvable ailleurs ni autrement, un bonheur indépendant des circonstances extérieures (...) qui ne dépend pas de la qualité de la nourriture ou du climat, des distractions ou des relations avec les gens ; qui ne dépend ni des autres ni de leurs réactions positives ni des objets que l’on possède."


Ayya Khema

A l'instar d'Ayya Khema, vénérable enseignante d'origine allemande (1923-1987)* je souhaite débrancher complètement de la vie mondaine hyper stimulante et tenter de voir qu'"une fois que la verbalisation mentale s’arrête, non seulement le calme apparaît mais aussi un sentiment de contentement." La nonne bouddhiste explique par une simple comparaison que "nous ne serions guère heureux si notre corps n’avait pas de maison, pas de lieu où se poser. De même, nous ne pouvons être heureux si nous n’avons pas d’endroit où poser notre esprit. Cet espace paisible et calme est la demeure de l’esprit. Il peut y trouver refuge et s’y reposer, exactement comme le corps se repose, après une journée de travail, dans un fauteuil et, la nuit, dans un lit." Elle ajoute que "la vie peut nous offrir des circonstances extérieures agréables mais la satisfaction que l’on trouve grâce à la vie intérieure est beaucoup plus vaste. Le lâcher-prise, le renoncement, apportent une vision profonde, la compréhension que l’ego ne fait que vouloir, vouloir et, par conséquent, vouloir penser aussi. Quand l’ego cesse de vouloir, il n’a pas besoin de penser. Quand l’ego cesse de vouloir, toute forme d’insatisfaction disparaît. Voilà pourquoi nous devrions méditer."


Noble Silence chez Jean-Luc et Céline


Répondant à cette prometteuse invitation, je prends le train vers Angoulême, curieuse mais non sans appréhension, direction Champmillon chez Jean-Luc Riff et Céline Chabaud. Le couple accueille des groupes de méditants débutants et confirmés pour des retraites de méditation de pleine conscience Vipassana depuis bientôt 15 ans. Loin de la technique enseignée par les disciples de Goenka au fameux centre bourguig